Au-delà de ses propriétés thérapeutiques, le CBD altère-t-il l’état de conscience du consommateur ?

Le cannabidiol, plus communément connu sous le nom de CBD se trouve dans les plants de chanvre au même titre que le THC (cannabinoïde le plus connu de par ses effets psychotropes).
Les nombreuses propriétés thérapeutiques du CBD ont été montrées suite à des essais cliniques.

En effet, le CBD engendre une réaction à l’intérieur du corps humain en stimulant les récepteurs CB1 et CB2 présents dans la quasi-totalité d’un individu. Il s’agit du système nerveux central, des poumons, des reins et même du système immunitaire. De ce fait, le CBD aurait un effet anti inflammatoire, antiseptique et anti cancéreux permettant de soulager et même de soigner certaines pathologies. Les principes actifs du chanvre peuvent donc être bénéfiques pour la santé.

Lorsqu’il ne s’agit pas d’un traitement médical prescrit par un professionnel de santé, les individus consommant du CBD recherchent avant tout les effets psychoactifs (malgré le fait que le THC entraîne la plus grande partie de ces effets). Ces effets vont donc avoir un impact sur le système nerveux (humeurs, conscience, perception) afin de modifier l’état psychique de l’individu. Cette consommation est faite de telle sorte qu’elle soulage des patients atteints de troubles mentaux manifestes. Cependant, le dosage des substances doit être maitrisé puisqu’un surdosage peut entraîner des effets secondaires indésirables.

Changement de comportement et altération de conscience

Par définition, si le CBD agit bien sur l’organisme, il ne contient aucune substance entraînant des effets psychotropes et donc aucune altération du comportement ou de l’état de conscience de l’individu qui en consomme.
De nombreuses études scientifiques ont permis de démontrer les bienfaits d’une consommation maîtrisée de CBD sans qu’il n’y ait aucun effet secondaire pouvant être dangereux pour un individu.
Les professionnels de santé et les médecins sont néanmoins extrêmement prudents quant à l’usage et la composition des produits commercialisés. En effet, un patient ayant besoin directement ou indirectement de CBD afin de répondre à un protocole médical doit faire l’objet d’une étude et d’une autorisation temporaire décernée par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament qui en contrôle l’usage.

Cependant, il existe des risques liés à la consommation de CBD. Des études n’ayant pas encore établis de rapports officiels ont trouvé la présence d’effets néfastes en cas de surdosage de produit consommé. En effet, cela dépend du type de prescription et donc du dosage utilisé par les fabricants. Face à l’expansion de la consommation de CBD et la légalisation du cannabis progressive dans le monde, de nouveaux acteurs surfent sur la vague pas toujours dans les règles. Certains d’entre eux conçoivent des produits contenant du CBD en les accouplant avec une substance psychotrope (qui est généralement le THC) entraînant un danger chez les consommateurs. Cela peut donc devenir une drogue et les questions relatives à ces substances peuvent être posées : addictologie  ? Changement du comportement ? Qu’est ce qui est interdit ?

De ce fait, la consommation de médicaments –si on peut les appeler comme cela- sont de plus en plus utilisés dans le domaine médical afin de pallier à des pathologies diverses entrant dans le champ d’action des récepteurs : sclérose et sclérose en plaques, maladie de Parkinson, épilepsie ou encore des maladies psychiatriques.

Ces différents types de consommations peuvent se faire par inhalation, par voie orale ou par l’utilisation de cigarette électronique (très présente chez les sujets voulant arrêter de fumer). Le cannabis sativa peut aussi être consommé d’autres manières mais il ne s’agit pas du sujet du jour.

Ce qu’il faut en retenir

La visée thérapeutique du CBD est déjà mise en avant et son effet a été prouvé sur de nombreuses pathologies ces dernières années. Le CBD ne peut néanmoins être consommé en France qu’à titre bien-être, que ce soit par des humains ou des animaux.

Cependant, les études ne sont pas encore allées assez loin afin de prouver le 0 risque. En effet, le 0 risque n’existe pas et encore moins concernant ce type de molécules pouvant être addictives et donc entraîner une surconsommation ou un surdosage. Si l’on s’en réfère aux simples études concernant les bienfaits, aucun effet néfaste n’a été prouvé lorsque la consommation est contrôlée et encadrée par des professionnels de santé. Cependant, un surdosage à déjà entraîner des effets secondaires indésirables modifiant l’altération du comportement du consommateur. De plus il s’agit de faire attention de la provenance et de la consommation du produit consommé afin qu’il ne contienne aucune substances illégales entraînant des effets psychotropes : changement du comportement et hallucinations. Il s’agit, en outre, d’une activité répressible par la loi et la législation dans de nombreux pays malgré la démocratisation et la légalisation du cannabis dans le monde (drogue douce).

De ce fait, une consommation régulière est possible à moins qu’elle soit autorisée et encadrée par des prescriptions ordonnées par l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).